C’est donc parti pour la grande aventure des voyages en car avec la SNCF. iDBUS est tout simplement en charge de « réinventer l’autocar », avec « une offre qui ne ressemble à aucune autre offre d’autocars sur le marché ». Bon, on demande à voir.
Alors, les cars disposent du WiFi gratuit, de prises électriques, de sièges inclinables et ajustables, d’un repose-pied réglable, d’une tablette de lecture inclinable, d’une lampe individuelle et de deux écrans de 19 pouces. Le WiFi c’est bien si ça fonctionne; si c’est à l’équivalent de ce que l’on trouve dans le TGV il y a encore du boulot. Pour le reste, je demeure dubitatif quant à l’argument massue d’un repose-pied réglable. Ca sonne un peu comme une déballe à la Pierre Bellemare : « oui Maryse, un repose-pied sur lequel vous pourrez à la fois poser le pied droit puis le pied gauche, ou inversement le pied gauche puis le pied droit, eh bien Maryse ce repose-pied est aussi réglable dans une dimension haut-bas, c’est à dire qu’il est remontable pour s’adapter à la longueur de vos fémurs et d’autre part… ». La tablette inclinable et la lampe individuelle… La prise électrique en revanche c’est super.
Les chauffeurs sont des Capitaines. Pourquoi pas.
Le tarif est permanent; pas de yeld management donc. Ok, ça c’est une nouveauté.
N’oublions pas que l’intérêt numéro 1 d’un service de transport longue distance par autocars réside surtout… dans ses passagers ! Avec qui vais-je voyager ? Qui vais-je rencontrer ? Au-delà de l’aspect économique (?) de la chose c’est son volet « club de rencontre » qui en fait la force. Eh oui, « Couvrez ce sein que je ne saurais voir » (Tartuffe, acte III, scène II, vers 860-862) à qui je réponds :« Je l’ai vu, dis-je, vu, de mes propres yeux vu, ce qu’on appelle vu. » (Orgon, acte V, scène III, vers 1676-1677).
Bon voyage.
Olivier Genevois

Un commentaire
Belle liberté de ton.
A découvrir aussi l’offre baptisée Starshipper (ce n’est pas un film de SF) lancée par le groupement Réunir avec une première ligne entre Lyon et Turin.