La capitale de la Mongolie a changé d’emplacement et de nom une bonne dizaine de fois au cours des derniers siècles. Comme elle n’était composée que de camps de yourtes, son déplacement n’était pas un problème. Ce n’est qu’en 1778 que Urga est implantée sur les rives du fleuve Tuul, son emplacement actuel.
Lors de la proclamation de l’indépendance mongole en 1911, Urga devient la capitale de la république populaire de mongolie. C’est en 1924 que la ville est rebaptisée Oulan Bator (Ulaanbaatar en retranscription cyrillique), ce qui signifie « héros rouge ».
Le luxe côtoie la misère. On a vu une femme et ses 2 enfants vivre dans un réduit de quelques mètres carrés sans fenêtre, sans eau, sans toilettes sous l’escalier d’un immeuble : le logement de la gardienne de l’immeuble alors que les plus grosses et les plus chères voitures du marché se bousculent sur les routes, toujours embouteillées, du centre ville d’Oulan Bator.

Rien n’est trop beau pour moderniser la ville à l’image de cet immeuble géant appelé le papillon, resté inoccupé depuis sa construction. Le bruit court que la société qui devait installer les ascenseurs a refusé le marché après les études de faisabilité. Elle s’est aperçue que le bâtiment était instable, mal construit, à 2 doigts de s’écrouler !

La Mongolie a été particulièrement touchée par les hivers très rigoureux des années 2000, 2001 et 2010 qui ont coûté la vie à plusieurs millions de têtes de bétail (6 millions en 2010). Les bergers nomades, ruinés, dans l’impossibilité de reconstituer leur cheptel sont venus grossir les rangs des habitants désœuvrés des camps de yourtes qui poussent dans la capitale et sur les collines environnantes.

Il y a par contre des citadins qui, comme Begzsuren, abandonnent la maison en bois pour installer une yourte sur le terrain. Begzsuren nous a accueilli sous sa yourte durant 3 nuits. Nous avons partagé l’espace avec toute sa famille. Il a voulu l’équiper comme celles des nomades avec le mobilier traditionnel de couleur orange et il utilise les ustensiles traditionnels au quotidien pour faire la cuisine, le thé ou le servir.

Comme à notre habitude, nous allons traîner nos sandales sur les marchés des villes et nous nous intéressons tout particulièrement aux objets traditionnels fabriqués sur place. Nous avons retrouvé les chapeaux que nous avions vu coiffer les têtes des nomades ainsi que les bottes dont ils sont chaussés. Nous avons déniché, sur cet immense marché, le secteur où sont vendus les feutres, meubles et accessoires nécessaires à la construction d’une yourte.
Nous avons profité d’avoir un peu de temps à Oulan Bator, en attendant les visas chinois, pour consacrer une journée à la visite des monastères de la ville. Nous avons pu assister, dans l’un d’entre eux, à la prière du matin.
Le monastère de Gandantegtchilin, le plus grand de Mongolie, est aussi le plus fréquenté d’Oulan Bator. Nous y sommes restés longtemps pour observer les allées et venues des moines et écouter grincer les moulins à prières qui entourent les temples. Les « anciens » sont là pour prier et égrener leurs chapelets.

Le monastère est constitué de plusieurs temples. Le plus visité est celui de Janraiseg. Il abrite une imposante statue en cuivre de 26 m de hauteur. Cette statue installée en 1996 (pour remplacer la statue originale, sculptée en bronze et en or en 1911, détruite par les russes en 1937) est ornée de pierres précieuses et contient 27 tonnes d’herbes médicinales, des centaines de sutra ainsi qu’un grand nombre de tissus couverts de mantra. Les murs intérieurs du temple sont tapissés d’une multitude de petites statues représentant Ayosh, le Bouddha de la longévité.

Gérard Polo pour Bruno et Isabelle Frébourg www.roueslibres.net
Roues libres : Oulan Bator
La capitale de la Mongolie a changé d’emplacement et de nom une bonne dizaine de fois au cours des derniers siècles. Comme elle n’était composée que de camps de yourtes, son déplacement n’était pas un problème. Ce n’est qu’en 1778 que Urga est implantée sur les rives du fleuve Tuul, son emplacement actuel.
Lors de la proclamation de l’indépendance mongole en 1911, Urga devient la capitale de la république populaire de mongolie. C’est en 1924 que la ville est rebaptisée Oulan Bator (Ulaanbaatar en retranscription cyrillique), ce qui signifie « héros rouge ».
Le luxe côtoie la misère. On a vu une femme et ses 2 enfants vivre dans un réduit de quelques mètres carrés sans fenêtre, sans eau, sans toilettes sous l’escalier d’un immeuble : le logement de la gardienne de l’immeuble alors que les plus grosses et les plus chères voitures du marché se bousculent sur les routes, toujours embouteillées, du centre ville d’Oulan Bator.
Rien n’est trop beau pour moderniser la ville à l’image de cet immeuble géant appelé le papillon, resté inoccupé depuis sa construction. Le bruit court que la société qui devait installer les ascenseurs a refusé le marché après les études de faisabilité. Elle s’est aperçue que le bâtiment était instable, mal construit, à 2 doigts de s’écrouler !
La Mongolie a été particulièrement touchée par les hivers très rigoureux des années 2000, 2001 et 2010 qui ont coûté la vie à plusieurs millions de têtes de bétail (6 millions en 2010). Les bergers nomades, ruinés, dans l’impossibilité de reconstituer leur cheptel sont venus grossir les rangs des habitants désœuvrés des camps de yourtes qui poussent dans la capitale et sur les collines environnantes.
Il y a par contre des citadins qui, comme Begzsuren, abandonnent la maison en bois pour installer une yourte sur le terrain. Begzsuren nous a accueilli sous sa yourte durant 3 nuits. Nous avons partagé l’espace avec toute sa famille. Il a voulu l’équiper comme celles des nomades avec le mobilier traditionnel de couleur orange et il utilise les ustensiles traditionnels au quotidien pour faire la cuisine, le thé ou le servir.
Comme à notre habitude, nous allons traîner nos sandales sur les marchés des villes et nous nous intéressons tout particulièrement aux objets traditionnels fabriqués sur place. Nous avons retrouvé les chapeaux que nous avions vu coiffer les têtes des nomades ainsi que les bottes dont ils sont chaussés. Nous avons déniché, sur cet immense marché, le secteur où sont vendus les feutres, meubles et accessoires nécessaires à la construction d’une yourte.
Nous avons profité d’avoir un peu de temps à Oulan Bator, en attendant les visas chinois, pour consacrer une journée à la visite des monastères de la ville. Nous avons pu assister, dans l’un d’entre eux, à la prière du matin.
Le monastère de Gandantegtchilin, le plus grand de Mongolie, est aussi le plus fréquenté d’Oulan Bator. Nous y sommes restés longtemps pour observer les allées et venues des moines et écouter grincer les moulins à prières qui entourent les temples. Les « anciens » sont là pour prier et égrener leurs chapelets.
Le monastère est constitué de plusieurs temples. Le plus visité est celui de Janraiseg. Il abrite une imposante statue en cuivre de 26 m de hauteur. Cette statue installée en 1996 (pour remplacer la statue originale, sculptée en bronze et en or en 1911, détruite par les russes en 1937) est ornée de pierres précieuses et contient 27 tonnes d’herbes médicinales, des centaines de sutra ainsi qu’un grand nombre de tissus couverts de mantra. Les murs intérieurs du temple sont tapissés d’une multitude de petites statues représentant Ayosh, le Bouddha de la longévité.
Gérard Polo pour Bruno et Isabelle Frébourg www.roueslibres.net